Pourquoi « pulp » libéralisme ?

« Pulp », cela fait référence à toute une culture populaire américaine des années 1930, 1940, 1950.  Il s’agit de petits fascicules vendus pour 10 cents dans les épiceries ou les magasins ambulants.

C’étaient des textes mais aussi des comics, des BD, sur toutes les thématiques (roman, science fiction, horreur, policier, action, guerre, roman à l’eau de rose…) d’une trentaine de pages qui contenaient deux ou trois histoires avec quelques héros récurrents et un courrier de lecteurs pointilleux. Cette forme de publications existe d’ailleurs toujours. Une large partie de ces BD jusqu’aux années 1950 sont tombés dans le domaine public. Elles sont aujourd’hui scannées et rassemblées par des collectionneurs puis mises en ligne sur des sites aux USA.

J’aime bien cet univers kitsch fait de robots, de fusées jaunes ou vertes, de demoiselles en détresse et de monstres ridicules. Je cherchais un moyen décalé d’illustrer le livre tout en ayant une certaine homogénéité, un fil conducteur. J’ai donc passé des heures et des heures à survoler ces centaines de pages afin de trouver des scènes me permettant d’illustrer une idée… J’ai d’ailleurs beaucoup travaillé à la bibliothèque pendant cette période, et je sentais ces étudiants observant ce vieux qui passait des journées et des journées, à la même place, à lire à la vitesse de la lumière sur écran de portable des vieilles BD avant de s’arrêter sur une page, avec un air de chercheur d’or ayant trouvé un pépite. Ensuite, il s’agissait de réécrire les dialogues à la sauce libérale

Éditions Tulys.

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