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Les élections présidentielles sont un exercice de dosage de pot de vin électoral. La nouvelle présidence maintiendra-t-elle l’option de rachat des actifs financiers à coup de taux bas et de création de crédit qui a corrompu Wall Street ?

« Hé ! Il est écrit ici que c’est un crime d’accepter un cadeau en échange de ton vote ».

Elizabeth examinait son formulaire de vote par procuration alors que nous roulions sur l’I-95 (route Inter State NDLR).

« Je pensais que la moitié de la population recevait une aide de l’Etat, sous une forme ou une autre. Ne devrait-on pas lui interdire de voter ? »

Oui, la moitié de la population reçoit un « cadeau » d’une façon ou d’une autre.

Des coupons alimentaires, des aides sociales, des prêts à faible taux d’intérêt, des subventions, des marchés, des emplois : ce ne sont pas des pots-de-vin directs. Ce sont des pots-de-vin indirects, rappelant aux électeurs qu’ils doivent avoir la reconnaissance du ventre.

Hier était le grand jour, le jour où les électeurs… cette vaste multitude d’électeurs délirants ou achetés… ont dû passer à la caisse.

Ils ont déjà reçu les objets volés. Et on leur en a promis encore plus. Alors à présent, il faut qu’ils votent.

Mais pour qui ? Le dingue ou la canaille ? Le clown véreux… ou la criminelle au sang-froid ?

Hier, le marché actions a bondi et l’or a baissé, alors que les investisseurs reprenaient confiance.

Le directeur du FBI, James Comey a fourni à Hillary Clinton un laissez-passer la libérant de prison. Alors tout est devenu limpide. Les dés allaient rester pipés.

Rappelez-vous que les investisseurs – comme le reste des zombies et des compères – doivent la moitié de leur fortune aux truqueurs.

Il y a huit ans, les actions américaines représentaient moins du tiers de leur valeur actuelle.

En 2008, les excès de la politique des taux bas de la Fed… et le système de l’argent falsifié… subissaient une correction via une formidable déflation par la dette. Les maisons, l’immobilier, les objets de collection : tout subissait un impitoyable sell-off.

Wall Street se faisait remettre à sa place également.

En septembre 2008, les grandes banques, les maisons de courtage, les fonds, et les groupes financiers semblaient tous prendre le chemin du cimetière de l’histoire financière. Tous ceux qui pouvaient mettre la main sur leur argent se dépêchaient de le retirer de la table.

Mais ensuite, les téléphones ont commencé à retentir. Les secrétaires du Trésor Hank Paulson et Tim Geithner ont passé des coups de fil à leurs copains de Wall Street. En quelques minutes, les accords ont été conclus et les dés ont été pipés. Paulson, Geithner et Ben Bernanke, le nouveau président de la Fed, ont offert aux investisseurs des options put [NDR : politique monétaire ultra-accommodante]. A charge de revanche.

(Plus tard, Geithner est devenu président de Warburg Pincus, une société de capital-investissement. Et désormais, Ben Bernanke prend 250 000 dollars à chaque discours prononcé pour des sociétés financières.)

Pour rappel, une option put offre à son détenteur le droit de vendre une action à un prix dit strike, défini à l’avance. Il se protège ainsi du risque que son action ne baisse au-dessous de ce seuil.

Et voici ce qu’il advint. L’Etat intervint en profondeur sur les marchés, de l’argent falsifié jaillissant de ses poches… brandissant partout des ordres d’achat et des bail-outs… ainsi qu’un plan d’urgence relatif aux taux d’intérêt.

Ils abaissèrent les taux directeurs de la Fed à « zéro » et les laissèrent là, laissant les actifs financiers se regonfler aux frais du grand public.

Le moindre dollar de ressources transféré vers les zombies et les compères venait forcément de quelque part.

Les épargnants et les honnêtes travailleurs ont perdu de la richesse. Les initiés en ont gagné.

Une correction financière inachevée

Les partisans de Donald Trump n’ont pas forcément compris ce qu’il se passait. Mais ils travaillaient dur depuis ces 40 dernières années, et sans grande contrepartie. Ils savaient que les dés étaient pipés.

Et ils avaient raison…

L’Etat a interrompu la correction de 2009, la laissant totalement inachevée. A présent, avec de l’argent falsifié, des taux d’intérêt, des statistiques et des élections truqués, les choses sont revenues à une sorte de fausse normalité.

Les actions ne sont qu’à quelques points de leurs plus-hauts historiques, et les investisseurs convaincus que l’option put est toujours aussi valable.

Le chômage est retombé au-dessous des 5% cette semaine, en oubliant largement de compter les gens qui ont cessé de chercher un emploi. Le Wall Street Journal a décrit cette technique dans ses pages, lundi dernier :

« Les employeurs ont créé 161 000 emplois non-agricoles supplémentaires en octobre. […] Le taux de chômage est descendu d’un cran, à 4,9%, en raison de la diminution du nombre de personnes participant à la main-d’oeuvre. »

A présent, huit ans plus tard, la Fed envisage d’évoluer vers une « normalisation » de sa politique des taux d’intérêt.

Si rien ne tourne mal – et que le marché ne subit pas un sell-off… ou que l’économie ne s’affaiblit pas… et tant qu’il ne pleut pas… ou que le Comité de politique monétaire [NDR : FOMC] ne se sent pas un peu patraque – La Fed dit qu’elle commence à se préparer à la première étape en vue de s’apprêter… peut-être… à relever les taux en décembre. Sous réserve qu’elle en ait envie.

Mais au moins, nous ne serons pas déçus. Nous regardons toujours du côté de la lumière et avons adopté une approche non-interventionniste de type « laisser-faire », face à l’élection.

Nous avons refusé de choisir l’un ou l’autre de ces pots de pus. Et à présent, au moins, nous avons la conscience tranquille… et les mains… propres.

Quelle que soit la personne aux commandes de la Maison Blanche, nous sommes sûrs de nous et heureux.

Les riches resteront riches. Les dés resteront pipes. Et l’option put va rester en place.

Ou peut-être pas…

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