Les bitcoins sont créés conformément au code source du logiciel, en rétribution du traitement des transactions. Certains utilisateurs mettent à contribution leur puissance de calcul informatique afin de vérifier, d’enregistrer et de sécuriser les transactions dans la chaîne de blocs. Cette activité, appelée minage, permet aux participants d’être rémunérés, pour chaque nouveau bloc validé, par des bitcoins nouvellement créés et par les frais des transactions traitées. Les bitcoins peuvent ensuite être échangés contre d’autres monnaies, biens ou services. Le prix de la crypto-monnaie, est fixé principalement sur des places de marché spécialisées et fluctue selon la loi de l’offre et de la demande.

En tant que moyen de paiement, Bitcoin est accepté par un nombre croissant de commerçants, incités par des frais de transaction généralement inférieurs aux 2 à 3 % pratiqués par les organismes de cartes de crédit et oscillant, pour le système Bitcoin, entre 0 et 2 % du montant de la transaction. Contrairement aux cartes de crédit, les frais éventuels sont à la charge de l’acheteur (et non du vendeur), qui choisit d’en payer volontairement. Une transaction bitcoin est irrévocable et ne peut être annulée. Malgré une croissance de 500 % du nombre de marchands acceptant le bitcoin en 2014, la crypto-monnaie n’est pas encore très implantée dans le commerce de détail mais continue de s’implanter dans les échanges commerciaux.

Depuis sa création en 2009 et jusqu’à la fermeture par les autorités américaines de Silk Road en 2013, Bitcoin a été utilisé majoritairement comme moyen d’échange   pour des jeux d’argents et des biens immobiliers .  La crypto-monnaie a mûri et un nombre croissant d’études concluent que ces activités illégales, bien qu’elles existent toujours comme dans tout système de paiement, ne représentent plus qu’une part minoritaire des échanges de la crypto-monnaie. Le sénat américain reconnait par ailleurs que le bitcoin permet de fournir des services financiers parfaitement légitimes