L’Unédic prévoit 103 200 demandeurs d’emploi sans activité de plus en 2014 et 60 000 en 2015. 

Ces chiffres sont catastrophiques pour notre pays. Le volontarisme affiché du gouvernement ne suffit pas : ce dont la France a besoin ce sont de vraies compétences capables d’apporter des solutions efficaces et pérennes ! « L’arsenal » revendiqué par le Ministre du Travail est insuffisant. Il faut permettre aux entreprises d’embaucher massivement, de créer des emplois marchands et non des emplois subventionnés. 
Nos dirigeants politiques de carrière ne connaissent pas l’entreprise et sont obsédés par leur réelection, ils sont donc incapables de traiter les problèmes d’emploi. Les compétences et le courage sont dans la société civile. Le Réveil Citoyen est une urgence pour endiguer efficacement le chômage.

Le chômage doit être traité au niveau national et européen.

Parmi les 50 propositions du programme Nous Citoyens pour les élections européennes, plusieurs sont tournées vers l’emploi.

  • Il faut renforcer considérablement le soutien de l’Union européenne à la recherche et à l’innovation, notamment dans les PME : 8,6 milliards d’euros en 7 ans (2014-2020) pour les PME innovantes, les PME à fort potentiel de recherche, les start-up, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) dans le cadre du programme « Horizon 2020 », c’est un bon début, mais il faut faire plus pour libérer l’innovation et donc l’emploi ! Nous proposons a minima de tripler ce montant à 25 milliards d’Euro : il s’agit de fonds qui seront investis et non pas de subventions, avec un fort effet de levier pour déclencher d’autres investissements et créer des emplois. (Proposition 26)
  • Il faut consolider le « Small Business Act » européen pour réserver aux PME une partie des marchés publics. Il doit également permettre de faciliter l’accès au financement des petites et moyennes entreprises, de faciliter leurs démarches administratives, de les accompagner à l’export. (Proposition 22)
  • Nous proposons un plan de convergence fiscale sur 5 ans au sein de la zone euro, pour rapprocher en priorité les taux d’imposition des entreprises, puis des ménages. Chaque taux pourrait évoluer au sein d’une fourchette européenne, comme aujourd’hui pour la TVA. Nous proposons également d’étendre à la zone euro le projet d’assiette fiscale imposable unique pour les sociétés, en cours de discussion entre la France et l’Allemagne. Cette convergence est une bonne nouvelle pour les contribuables français, entreprises et particuliers, car nos partenaires européens n’accepteront jamais de converger vers les taux français qui sont beaucoup plus élevés pour des prestations comparables. (Proposition 19)
  • Nous proposons de créer un statut européen d’auto-entrepreneur pour libérer l’initiative individuelle et harmoniser les statuts nationaux existant le cas échéant. (Proposition 23)
  • Nous proposons de lier l’objectif prioritaire de la BCE de lutte contre l’inflation à des objectifs en termes d’emploi pour assurer la cohérence de la politique monétaire européenne et libérer la croissance. (Proposition 14)

Si des solutions doivent être trouvées au niveau européen, c’est d’abord en France que nous devons agir rapidement.
Aujourd’hui, dans notre pays, 80 % des nouveaux emplois sont créés dans les TPE et les PME pour lesquelles des mesures concrètes doivent être prises, par exemple sur le problème des effets de seuil, ou sur le financement de l’innovation et de la création d’entreprise qui repose quasi exclusivement sur la Banque Publique d’Investissement et non sur la société civile. Le droit du travail décourage l’embauche et fait que un tiers des PME sont en sous-effectif alors que nous connaissons un chômage de masse