Enfants de Magalas, enfants de Laurens, enfants de Maraussan, enfants de Faugères, enfants de Caussiniojouls, enfants de Murviel-les-Béziers, enfants de Pouzolles, petit-fils d’espagnols, petit fils d’Italien, petit fils de Portugais, nous venons d’ici ou nous venons d’ailleurs et nous constituons humainement notre territoire. Ensemble, nous sommes notre canton et nous nous rassemblons autour de nos carnavals, de nos festivals, de nos brasucades et des feux de la Saint Jean.

Notre projet avait pour objectif de défendre les habitants du canton de Cazouls-les-Béziers et de proposer une nouvelle politique départementale qui allie à la fois dynamisme économique et solidarité. Je remercie les électeurs qui nous ont fait confiance, Grégoire Annet et moi-même, lors de ce premier tour des élections départementales. 

Je tiens à leur dire que notre combat continue car nous avons besoin de penser de façon positive, de construire ce en quoi nous croyons, que nous avons besoin d’avancer et de donner de l’ambition à notre territoire.
Ces élections, réalisées dans un contexte manquant de clarté, ont transformé cette élection locale en vote « sanction » national, portant en tête au premier tour dans notre canton, comme dans beaucoup d’autres, des candidats de Sète et de Pomerols, éloignés des enjeux locaux.

L’échec de la politique du gouvernement, l’échec de la politique du département mais aussi les difficultés économiques et le manque d’emploi ont malheureusement conduit à un vote qui ne peut refléter véritablement les pensées idéologiques des habitants. SI nous ne nous mobilisons pas, nous en arriverons à une vision du territoire qui n’est pas la notre aujourd’hui, qui ne sera pas la nôtre demain.

Que ferons-nous alors ?… Que laisserons-nous à nos enfants ?…

Dimanche prochain, il ne nous appartient pas de choisir à la place de nos électeurs.
Si c’est à chacun de voter en son âme et conscience, nous vous invitons à réfléchir dans l’intérêt d’une politique de proximité pour le canton, loin des extrêmes, à porter à la tête de celui-ci des élus de terrain qui pourront travailler sereinement avec les 28 communes, il en va de l’intérêt de notre territoire.

Isabelle Biau- Bosc