hmong-sapa

 

Au XXe siècle, une partie non quantifiable des Hmong s’est réfugiée dans la jungle dans la zone de Xaysomboun, traquée par les armées laotienne et vietnamienne, pour avoir aidé les Français pendant la guerre d’Indochine puis les Américains pendant la guerre du Viêt Nam. En 2005, ils n’étaient plus que 8 000, contre plus de 30 000 une dizaine d’années plus tôt4.

Aujourd’hui, le peuple hmong est intégré à la vie laotienne (c.f. le marché du soir de Luang Prabang ou le marché ethnique de Vientiane)

Au cours des dernières décennies, une importante population de Hmong a émigré aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Canada, en Allemagne, au Japon, en Argentine et en France (estimation à 30 000 selon Chô LY, 2004), dont environ 2 000 en Guyane française. La majeure partie vit encore en Asie du Sud-Est : Chine, Viêt Nam, Laos, Thaïlande et Birmanie.

Les Hmong, Mong ou H’Mong (en hmong du Laos : Hmoob / Moob, API : [m̥ɔ̃ŋ]) forment un peuple d’Asie originaire des régions montagneuses du sud de la Chine (principalement la province du Guizhou), ainsi qu’au nord du Viêt Nam et du Laos. Ils sont aussi appelés Miao (chinois :  ; pinyin : miáo ; littéralement : « provenant des rizières »)1. Les Hmongs eux-mêmes emploient souvent la dénomination « montagnards ».