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La décision du Conseil d’ État de ce jour est conforme à la jurisprudence de la haute juridiction administrative, elle n’est en rien étonnant.
Un maire peut limiter l’exercice d’un culte si localement il provoque des troubles à l’ordre public, on pourrait citer et il y a de la jurisprudence, le cas d’un curé qui sonnerait les cloches à la volée à chaque heure de la nuit réveillant toute la ville, le maire dans ce cas même en cas de culte peut en limiter l’exercice.
Pour la religion islamique on pourrait citer les prières de rues qui provoquent des troubles.
En l’occurrence la décision du Conseil est intéressante car en se fondant sur l’exercice d’un culte il reconnaît que le burkini est un habit religieux et non un simple maillot de bain!
Et c’est en cela que le burkini est bien un MARQUEUR identitaire et un outil prosélyte d’une religion, il n’est en rien un simple habit de bain, il porte en lui une certaine conception de la femme qui ne saurait montrer son corps source de désir et de péché!
Pour parler clairement c’est là un véritable retour en arrière par rapport à notre conception de l’égalité des sexes.
C’est en cela que la décision du Conseil d’État n’a rien ne résolu, pire en donnant raison prima facie aux porteuses du burkini elle encourage des dérives communautaristes porteuses de tensions à venir.
Le burkini n’est plus une simple question de légalité, c’est devenu un enjeu de société, il est urgent de s’en rendre compte avant que nous ne le regrettions amèrement !
Le Parlement doit s’en saisir pour y mettre un terme !