Les députés Les Patriotes au Parlement européen ont participé aujourd’hui à l’examen du budget de l’Union européenne. Sans surprise, le Parlement européen retient une position laxiste et dépensière, malgré les nombreux amendements que nous avons déposés.

Le projet de budget de la Commission et du Conseil prévoyait un budget de 159 milliards d’euros en crédits d’engagement. Le Parlement européen a décidé de porter ce montant à 162,5 milliards, soit 3,5 milliards d’euros supplémentaires.

Le Parlement européen a ainsi décidé d’augmenter tous les postes de dépenses, à commencer par les crédits dédiés à la politique étrangère de l’Union européenne ; alors même que l’Union européenne est inexistante sur le plan international et que seuls des États souverains ont les moyens de résoudre les crises internationales et de garantir la paix.

Le Parlement européen augmente aussi sensiblement les aides à la Turquie (part de la France : 300 millions d’euros en 2018) et ceux consacrés à la gestion de la crise migratoire (108 millions d’euros supplémentaires demandés à la France). L’absence de frontières nationales repousse pourtant irrémédiablement la résolution de cette crise et condamne le contribuable français à payer ad vitam eternam les conséquences de la politique désastreuse qui est menée.

Afin de garantir une bonne gestion des deniers publics, nos députés ont donc voté tous les amendements exigeant une baisse du budget de l’Union européenne, à l’exception des crédits d’aides aux agriculteurs. En effet, la Politique Agricole Commune, à commencer par la fin des quotas laitiers et sucriers, fragilise déjà durement les agriculteurs.

Une bonne gestion est d’autant plus nécessaire que la France verra sa contribution annuelle à l’Union européenne augmenter de 2,3 milliards d’euros par an à partir de 2018. Cette augmentation accentuera sensiblement le différentiel entre la contribution de la France et les aides qu’elle obtient en retour : la France verse aujourd’hui 20,5 milliards à l’Union européenne et n’en reçoit que 11,3, soit une différence de 9,2 milliards d’euros. Ces 9,2 milliards vont principalement à l’aide au développement des pays de l’Est, qui concurrencent directement notre économie et nos travailleurs par la directive « détachement des travailleurs » et les bas salaires.

Cette situation n’est donc pas acceptable à l’heure où le président Macron impose aux Français l’austérité et réduit toujours plus les aides et les dépenses. L’augmentation de la contribution de la France est tout aussi incompréhensible, puisque la Commission européenne a ouvert contre notre pays une procédure pour déficit excessif, ce qui l’expose à de potentielles sanctions financières.

Nos députés Les Patriotes ont donc voté en toute logique CONTRE ce budget.