Le « machin », comme l’appelait le général De Gaulle, comprendre l’Europe, est une machine a dévorer du cash.
Pour la période 2007-2013, Le budget de l’UE représentait 974,7 milliards d’euros de crédits d’engagements, soit l’équivalent de 1,12 % du revenu brut des pays de l’UE.
Le second round de discussions qui s’engagent cette semaine entre les 27 porte sur la période 2014-2020.
Les chiffres évoqués pour le nouveau budget tournent autour de 971,9 milliards d’euros (près de 139 milliards par an), ce qui représenterait environ 1,01 % du PIB européen.
Deux idéologies sont en train de s’affronter. D’un coté les keynésiens (Italie, Espagne, Grèce…) pour qui un budget représentant 1% la richesse des 27 est trop chiche pour relancer la croissance par la dépense publique.
De l’autre, les libéraux (Allemagne, Suède, Royaume-Uni…) qui considèrent que l’Europe, comme les Etats et leurs citoyens, doit se serrer la ceinture en attendant que le ciel économique s’éclaircisse et que ce sont les acteurs privés qui relanceront la machine productive.
Pour sa part, la France garde une position intermédiaire, à condition de préserver le financement de la PAC qui, à elle seule, a dévoré 420 milliards d’euros entre 2007 et 2013 !
Tailler dans l’administration européenne
Faut-il baisser le budget de la PAC ? Oui ! Faut-il baisser ou, à tout le moins, maintenir le budget européen à son niveau actuel ? Oui !
C’est l’avis des Etats qui donnent plus à l’Europe qu’ils n’en reçoivent. C’est également l’avis des contribuables européens à qui le « machin » coûte déjà beaucoup d’argent public.
Comme le préconise Herman van Rompuy, le président du Conseil européen, il est notamment possible de diminuer le budget européen en taillant dans les dépenses administratives.

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