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« La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ». Article 3 de la Constitution Française.

 

Les Britanniques sont sortis de ce carcan européen dans lequel nous sommes nombreux à ne plus nous reconnaitre. Une Europe qui méprise ses propres ressortissants, qui gomme les fondements même de nos civilisations pour mieux nous asservir par  un « despotisme éclairé et doux » comme se plaisait à le dire Jacques Delors.

 

Le Royaume Uni a ouvert une brèche dans cet édifice précaire, qui coûte aux contribuables français 20 milliards d’euros par an ! l’Union Européenne, bateau ivre se réveille avec une belle gueule de bois, mais en sommes-nous surpris ?

 

Rappelons-nous en 2011,  le refus de David Cameron de participer à tout nouveau mécanisme européen dans le cadre de la stabilisation de la zone euro, n’ayant pas l’intention de rejoindre ladite zone ni d’abandonner de nouveaux pouvoirs.

 

La zone euro n’est pas la seule pierre d’achoppement soulignée par le Premier Ministre Britannique. Une liste des exigences, envoyée au Président du Conseil européen Donald Tusk, mentionnée entre autre : l’accroissement du rôle des parlements nationaux dans le contrôle des décisions européennes, l’obtention d’un droit de retrait de l’objectif d’une « union sans cesse plus étroite », ou la limitation des droits des migrants européens à bénéficier des prestations sociales dans les pays d’accueil.

 

« 30 ans de prise de bec » Titre le Monde ! Le Royaume-Uni, un pied dedans un pied dehors n’a jamais été, que l’on le veuille ou non, pro-européen. L’Europe des taxes, l’Europe des sanctions, l’Europe des accords de Schengen est venue à bout du flegme britannique légendaire.

 

Aucun État n’avait quitté l’Union européenne avant, mais cette sortie est encadrée par l’article 50 du traité de Lisbonne depuis 2007. David Cameron doit donc l’invoquer lors d’un Conseil européen. Ayant annoncé sa démission, après les résultats du référendum,  c’est  son successeur qui devra mettre en œuvre la procédure.

 

Le délai prévu est de deux ans, que l’Union européenne peut décider de renouveler, avec l’accord de tous ses membres.

 

Selon le correspondant du Telegraph à Bruxelles, « ce n’est pas la sortie en elle-même le plus compliqué mais bien la négociation des nouveaux accords commerciaux, dont certains dirigeants européens disent qu’elle pourrait encore prendre cinq ans ».

 

Le Royaume Uni quitte l’Union européenne mais comme la Norvège, l’Islande ou la Suisse, fera partie de l’espace économique européen.

 

Le Royaume Uni a retrouvé sa souveraineté et la liberté de gérer son avenir comme il l’entend sans subir les diktats de Bruxelles.

 

Un exemple à suivre ? Un effet dominos appelé de ses vœux par Marine Le Pen ? En attendant les Britannique feront une économie de 12 milliards d’euros, montant de leur dîme au budget européen.

Geneviève Frixon

 

 

Sources : le Figaro

 

 http://www.slate.fr/story/120079/royaume-uni-sortie-union-europeenne