Puisque Macron-Jupiter s’autorise à évaluer ses sbires, appelés « ministres », je m’dégonfle pas : j’vais évaluer celui qui s’prend comme pour un roi, et même le « roi des rois des rois » (d’Europe). Comme Cri-Cri Barbier sur BFMTV (qui s’prend, lui, pour un grand intello), je donne à « Manu », comme l’appellent les ados (enfin au moins un), la note de 7/20… et c’est bien payé. J’m’explique : on dit que le « Manu » est un as de la communication ». Et ben non, c’est une « grande gueule » (façon Audiard, le côté rigolo en moins). On dit encore que le « Manu » est à côté des partis (lui y doit penser « au-dessus », comme De Gaulle). Et ben non encore : il est à droite, à droite (ça je l’ai déjà dit dans un autre papier).
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« J’en ai marre des tics de langage… J’en ai ras la casquette ! »
1/Mais quel est le crétin qui a décidé, un jour, de parler dans les médias de l’« Exécutif » pour parler du « gouvernement » ? C’lui qu’a fait ça, est un idiot qui n’a, le malheureux, aucune culture politique. Dans un régime parlementaire ordinaire, l’« Exécutif » est en effet le pouvoir qui, comme son nom l’dit, « exécute » les volontés du « Législatif ». Mais notre régime, vous l’savez, est un régime « hyper-hyper-présidentiel » où le Président, chef de l’Exécutif » décide de tout.
Donc, de grâce, mesdames et messieurs les journalistes, ne parlez plus d’« exécutif » pour désigner un président et un gouvernement qui décident de tout !
2/ « Peuple », v’là un beau mot, un « grand mot » même qu’est mis aujourd’hui à toutes les sauces. C’est un « mot à la mode ». Moi, j’connaissais, bien sûr, le peuple français et quelques peuples régionaux d’envergure, comme le peuple corse, le peuple breton, le peuple basque ou le peuple catalan. Mais v’là qu’on nous parle du « peuple marseillais » ! et pourquoi pas demain du « peule bordelais » ou du peuple de « trifoulli les oies » ! En tout cas, dans les stades de la Coupe du Monde de foot en Russie, on parle déjà plus de « public » ou de « spectateurs ». Non, y a plus que des « peuples » dans ces endroits-là. Comme quoi tout est vraiment « politisable » ou, plus sûrement, « bêtifiable » !
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J’termine par notre bon Président. Réuni en son Congrès « royal-républicain » de Versailles, Jupiter aurait émis ses premiers doutes sur son action. Nenni. Doutes même pas ! Il a dit en substance (molle) qu’il n’avait pas tout réussi mais qu’il était déterminé à poursuivre le combat. Aucun mea culpa donc. Reste droit dans ses bottines le Macroléon !

FANTOMAS