On a beau connaître de nombreux plus hauts sur les marchés depuis le début, cette semaine, il s’agit vraisemblablement d’une semaine particulièrement riche en bourse.

D’abord, le CAC 40 est au plus haut depuis 12 ans, à 5 890 points. Le seuil des 5.900 points, lui, n’avait plus été franchi depuis juillet 2007 mais il semble maintenant à portée d’ici les jours prochains. « La question du CAC c’est de savoir si on va aller dépasser les 6.000 points ou pas » confie Alexandre Baradez, chef économiste chez IG. Le CAC est en tout cas soutenu par la bonne santé de l’action LVMH, qui gagne 12% sur un mois mais surtout 60% de hausse depuis le début de l’année. Le fleuron français est la première entreprise française à franchir le cap des 200 milliards d’euros de capitalisation boursière (derrière Nestlé, Roche et Shell).

Wall Street aussi s’envole depuis quelques jours. L’indice Dow Jones est à 27 684 points, le S&P 3 094 points et le Nasdaq 8 456 points. Les trois indices sont à des niveaux record, même si les investisseurs ont l’air de s’habituer à franchir chaque semaine de nouveaux  plus hauts.

Autre signe d’apaisement sur les marchés du côté de l’obligataire. Le taux à 10 ans de la dette française à 10 ans est même repassé, brièvement, en territoire positif mercredi.

Pourquoi ces records ? Parce que la perspective de la signature de l’accord commercialise enlève des sueurs froides à beaucoup et que les deux puissances économiques acceptent de lever, étapes par étapes, les barrières commerciales qu’elles avaient mises en place.

 Mais aussi parce qu’on est en période de publications et que les entreprises annoncent des résultats plutôt bons dans la majorité des secteurs de l’économie, mais les attentes, il faut le reconnaître, étaient plutôt modérées. Où est le grand ralentissement mondial ?