boko_opt(1)

Les islamistes de Boko Haram commettent de nombreux massacres, principalement contre des civils des villages où sont constituées des milices d’autodéfense, les élèves et les professeurs d’établissements scolaires et les chrétiens.

Les principaux massacres et attentats commis par Boko Haram sont ceux de Damaturu (130 morts le 4 novembre 2011), Kano (150 morts le 20 janvier 2012), Benisheik (161 morts le 18 septembre 2013), Izghe (environ 170 morts le 15 février 2014), Gamboru Ngala (336 morts le 5 mai 2014), Jos (au moins 118 morts le 20 mai 2014), Goshe, Attagara, Agapalwa et Aganjara (plusieurs centaines de morts le 3 juin 2014), Damboa (plus de 100 morts la nuit du 17 au 18 juillet 2014), Kano (120 morts le 28 novembre 2014). Selon Amnesty International les tueries commises à Baga entre le 3 et le 7 janvier 2015 font de plusieurs centaines à peut-être 2 000 morts et seraient le massacre « le plus meurtrier de l’histoire de Boko Haram ».

Boko Haram signifie « L’éducation occidentale est un péché » dans sa définition abrégée en haoussa, le mouvement cible donc particulièrement les lycées et les écoles où sont dispensé un enseignement jugé trop occidental par les islamistes. À plusieurs reprises, les djihadistes attaquent des établissement scolaires, massacrant professeurs et lycéens comme à Mamudo, Gujba ou Buni Yadi entre 2013 et 2014. Si les lycéennes ne sont pas tuées, elles sont souvent enlevées pour être mariées de force à des djihadistes, une vingtaine sont ainsi enlevées le 11 février 2014, lors du massacre de Konduga.