En France, sous l’Ancien Régime, la décapitation, appelée « décollement », était un privilège réservé aux nobles pour les exécutions capitales, par opposition à l’exécution des roturiers (décollation plutôt à la hache ou à la doloire, peine dependaison) considérée comme infamante, mais les exceptions ne sont pas rares. Elle était pratiquée à l’aide d’une épée, d’une hache, voire d’une doloire, le supplicié étant à genoux, sa tête devant parfois être préalablement posée sur un billot.

La décapitation à l’épée, considérée comme plus efficace (elle ne nécessitait souvent qu’un seul coup), fera notamment la réputation des bourreaux français qui affectionnaient cette méthode plutôt que celle utilisant la hache. À tel point que, lorsque le roi Henri VIII d’Angleterre fit exécuter sa deuxième épouse, Anne Boleyn, en 1536, il lui octroya le privilège d’être décapitée « à la française ». On fit alors venir expressément à Londres le bourreau de Calais (ville anglaise à l’époque) pour procéder à la sentence. Sa cinquième femme, Catherine Howard fut exécutée de la même manière en 1542.

Le 6 octobre 1791 est inscrite dans le Code pénal français la phrase « Tout condamné à mort aura la tête tranchée. » C’est ainsi que la décapitation fut la seule méthode d’exécution des civils (les militaires utilisaient le peloton d’exécution) jusqu’à son abolition définitive en 1981. La décapitation était réalisée à l’aide d’une guillotine. Environ 17 000 personnes sont guillotinées en France pendant la Terreur.

Cependant, lors de la conquête de l’Algérie par la France, il était d’usage jusqu’au 16 février 1843 de faire décapiter les condamnés à mort à l’aide d’un yatagan par des bourreaux algériens. Suite à une exécution à Alger qui, le 3 mai 1842, avait tourné à la boucherie, le ministre de la Guerre, le général Amédée Despans-Cubières, fit introduire l’usage de la guillotine enAlgérie française et exigea que les exécuteurs soient européens

La décapitation désigne la séparation de la tête et du corps. Elle peut survenir de manière accidentelle, ou volontaire (exécution). Dans ce second cas, elle est usuellement réalisée à l’aide d’un « tranche-tête » (couteau, épée, sabre, hache ou guillotine). En général, dans les cas de décapitation effectuée à l’épée ou à la hache, le condamné devait au préalable poser la tête sur un billot. La décapitation peut être également réalisée sur le corps d’un homme mort.

Dans les écrits chrétiens ou de manière plus littéraire, on parle aussi de « décollation » (couper le cou) ou même de « décollement » (séparation d’un organe de son tissu).

Qu’est-ce que L’État islamique?

L’État islamique, abrégé en EI (en arabe الدولة الإسلاميةad-dawla al-islāmiyya), est une organisation armée terroriste islamiste, d’idéologie salafiste djihadiste, qui a proclamé le 29 juin 2014 l’instauration d’un califat sur les territoiresirakiens et syriens qu’elle contrôle. Son essor est notamment lié aux déstabilisations géo-politiques dues aux guerres irakienne puis syrienne.

Sa création remonte à 2006, lorsqu’Al-Qaïda en Irak forme avec cinq autres groupes djihadistes le Conseil consultatif des moudjahidines en Irak. Le 13 octobre 2006, le Conseil consultatif proclame l’État islamique d’Irak(en abégé EII ; en arabe دولة العراق الإسلاميةdawlat al-ʿirāq al-islāmiyya), lequel se considère à partir de cette date comme le véritable État de l’Irak, puis également, à partir de 2013, de la Syrie. Initialement lié à Al-Qaïda, l’EII s’en est progressivement affranchi, pour s’en séparer tout à fait en 2013.

Le 9 avril 2013, l’EII devient l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) ou État islamique en Irak et al-Sham(EIIS ; en arabe الدولة الاسلامية في العراق والشامad-dawla al-islāmiyya fi-l-ʿirāq wa-š-šām), parfois désigné par l’acronymeanglais ISIS ou par l’acronyme arabe Daech ou Daesh (en arabe داعش), principalement par les opposants au mouvement djihadiste.

Le 29 juin 2014, l’EIIL annonce le rétablissement du califat dans les territoires sous son contrôle et Abou Bakr al-Baghdadi se proclame calife, successeur de Mahomet, sous le nom d’Ibrahim. L’organisation prend, dans ses communiqués, le nom abrégé de « État islamique ». Il entre alors en concurrence avec Al-Qaïda et son influence s’étend à l’ensemble du monde musulman avec l’allégeance de plusieurs groupes djihadistes, les plus importants étant Boko Haram au nord-est du Nigeria, Ansar Bait al-Maqdis dans le Sinaï égyptien, le Majilis Choura Chabab al-Islam en Libye, Jund al-Khalifa en Algérie et Ansar Dawlat al-islammiyya au Yémen.

L’Algerie, le Maroc, L’Egypte , La Tunisie, Le Nigéria  et La Libye ne sont pas des Etats islamiques

Martin.M