L’ère du numérique a bouleversé nos modes de vie : l’information et la communication circulent sans difficulté à l’échelle planétaire. Ainsi, l’individu consomme l’information mondiale avec une oisiveté permise par l’arrivée de l’internet portable, simple et rapide. La connaissance de l’Histoire, des Sciences et des Techniques est depuis accessible grâce à quelques mots clefs bien choisis. L’individu numérique nage avec aisance dans un flot d’informations virtuelles, dense et varié. Pourtant la richesse de cette technologie souffre d’aspects négatifs. L’individu peut-il s’approprier un savoir sans fournir de réels efforts de recherches et sans connections au monde matériel et sensible ? Par ailleurs, cet accès facile à l’information est addictif. Il tend à isoler les individus, reliés mais distants.

Dans cette ambiance mondialisé et nouvelle, il est opportun de rassembler les individu autour de valeurs communes et locales. Le territoire est en cela un liant social idéal : il est l’objet commun de tous, un bien qui nous a été transmis et que nous avons le devoir de transmettre. Il est porteur du patrimoine des sociétés qui l’occupent. Ce patrimoine, qui peut-être naturel (géologie, biologie) ou anthropique (archéologie, artisanat, histoire, paysage…), nécessite d’être compris, préserver et transmis par et pour les Hommes. Il devient alors vecteur de compréhension de la nature et de l’Homme et génère une cohésion sociale.

C’est dans cette optique qu’a récemment été créé une association loi 1901, nommée « Un Territoire et des Hommes » agissant dans un premier temps autour du bocage Carrougien (Orne, Basse Normandie). Cette association a pour but la découverte, la valorisation et la transmission de ce patrimoine à travers différentes actions menées en amont (ex. : découverte et étude de sites archéologiques) et en aval (ex : expositions, conférences, publications). Elle bénéficie en cela de l’expérience d’une équipe locale qui s’active à cette tâche depuis plus de dix ans.