Hier nous apprenions qu’Alstom, le fleuron français et européen de l’équipement ferroviaire et électrique, pourrait être racheté par l’entreprise américaine General Electrics. L’éventuel rachat d’Alstom, groupe industriel stratégique pour la France et l’Europe, serait un signal extrêmement inquiétant pour l’industrie française. « Ce nouvel exemple met en lumière l’urgence d’établir une politique industrielle au niveau européen pour faire gagner nos groupes industriels dans la mondialisation » a déclaré Nathalie Griesbeck.

Pour la députée du Grand-Est,  » Si Général Electrics est prêt à mettre le prix fort pour acquérir Alstom c’est parce que l’entreprise possède une véritable valeur ajoutée et un savoir- faire unique au monde. Utilisons ces forces dans un cadre européen, en avançant sur la création d’un grand groupe européen de l’énergie ou du ferroviaire. »

En effet, régulièrement, le « mariage » entre l’Allemand Siemens et Alstom est évoqué. Mais au-delà des rumeurs qui circulent l’essentiel pour Nathalie Griesbeck est de ne « pas céder aux reluisantes sirènes américaines ». Et de conclure :  » Vendre Alstom ce serait brader nos intérêts et hypothéquer plus encore notre avenir industriel européen commun qui est aujourd’hui le seul chemin pour gagner à l’international. L’avenir de nos grands groupes français passe par l’Europe et cela commence avec Alstom. »

Élue depuis 2004 au Parlement européen sur la circonscription Grand Est, Nathalie Griesbeck mène la liste « Les Européens » UDI/MODEM dans cette circonscription pour les élections européennes du 25 mai prochain. Nathalie Griesbeck est Vice-présidente du Mouvement Démocrate qui siège au sein du PDE (Parti Démocrate européen).