Dans une résolution adoptée jeudi, le Parlement européen souligne que les deux pays remplissaient les critères pour que les négociations puissent être lancées.

Le Parlement exprime sa profonde déception quant à l’incapacité des chefs d’État ou de gouvernement à se mettre d’accord à l’unanimité sur l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord lors du sommet européen des 17 et 18 octobre.

Les eurodéputés regrettent que la France, le Danemark et les Pays-Bas aient bloqué la décision et affirment que l’Albanie et la Macédoine du Nord avaient fait des progrès considérables ces dernières années et remplissaient les critères de l’UE pour le lancement des négociations d’adhésion.

Saluant les efforts de la Macédoine du Nord dans la résolution de plusieurs différends avec ses voisins, les députés ont également fait part de leur satisfaction concernant les récentes réformes judiciaires conduites en Albanie.

Une erreur stratégique

Le Parlement souligne que la ‘‘non décision’’ des dirigeants européens est une erreur stratégique qui entame la crédibilité de l’UE et envoie un message négatif aux autres potentiels pays candidats. Elle pourrait aussi permettre à d’autres acteurs étrangers, dont les actions pourraient ne pas être conformes aux valeurs et aux intérêts de l’UE, de se rapprocher à la fois de l’Albanie et de la Macédoine du Nord, ont ajouté les députés.

Une réforme du processus d’élargissement, comme le souhaitent certains pays, ne devrait pas empêcher l’Albanie et la Macédoine du Nord, qui ont déjà rempli les critères nécessaires, d’être évalués sur leurs propres mérites et des critères objectifs, et non jugés à l’aune des priorités politiques nationales dans d’autres pays, poursuit le texte.

L’heure est venue d’ouvrir les négociations

Les députés exhortent les pays de l’UE à faire preuve de responsabilité envers l’Albanie et la Macédoine du Nord et à prendre une décision positive unanime lors de leur prochaine réunion. Le Parlement devrait renforcer ses actions en faveur du soutien à la démocratie afin de garantir que les parlements nationaux des Balkans occidentaux jouent un rôle moteur dans la réforme démocratique, ajoutent-ils.