Après ses études militaires en Algérie, Blaise Compaoré, a pris le pouvoir le « Jeudi noir » 15 octobre 1987, lors d’un coup d’État sanglant au cours duquel Sankara, son prédécesseur à la tête de l’État, a été tué. Compaoré a décrit le meurtre de Sankara comme un « accident »[réf. nécessaire] ; cependant, cette affirmation est largement contestée. Au moment de prendre la présidence, il a déclaré que Sankara avait « trahi l’esprit de la révolution »[réf. nécessaire]. Il engage alors une politique de « rectification de la Révolution », en réalité un retour à la normale des relations avec la Côte d’Ivoire et implicitement de la France, qui s’étaient précédemment envenimées. En septembre 2008, le sénateur et ex-seigneur de guerre libérien, Prince Johnson affirmera que ses hommes avaient participé à l’assassinat de Thomas Sankara et cela sous l’instigation de Blaise Compaoré. Juste après son accession au pouvoir, il a éliminé deux chefs révolutionnaires Henri Zongo et Jean-Baptiste Boukary Lingani, accusés de comploter à l’encontre du régime. La responsabilité de Blaise Compaoré dans l’assassinat de Sankara a fait l’objet d’une plainte contre le Burkina Faso déposée par Mariam Sankara, la veuve de Thomas Sankara. En avril 2006, le Comité des droits de l’Homme des Nations unies a condamné le Burkina Faso pour refus d’enquêter sur les circonstances de la mort de Thomas Sankara (et d’en poursuivre les responsables)

Blaise Compaoré, né le 3 février 1951 à Ziniaré, ville au nord de Ouagadougou2 est un homme d’État burkinabé.

Il est arrivé au pouvoir le 15 octobre 1987 à la suite d’un sanglant coup d’État contre Thomas Sankara. Il est le fondateur de l’Organisation pour la Démocratie populaire-Mouvement du travail (ODP-MT) qui fusionne avec douze autres partis politiques pour donner le 5 février 1996 le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), ancien parti au pouvoir. Il a été impliqué dans le meurtre de Thomas Sankara, son prédécesseur, survenu lors du coup d’État de 1987. Il a été élu président de la République en 1991 suite à scrutin contesté et boycotté par l’opposition ; il a été réélu en 1998, en 2005 et en 2010.

Blaise Compaoré démissionne de la présidence du Burkina Faso le 31 octobre 2014, après 27 ans au pouvoir, à la suite d’un soulèvement populaire.