La négociation sur le FESF, doté de 440 milliards d’euros, n’est pas achevée non plus. Paris estime qu’on aboutira à un effet de levier de 4 au minimum. Cela ne veut pas dire que les Européens auront une force de frappe de 2 000 milliards d’euros, ce levier étant calculé à partir des fonds restant disponibles. Selon des sources européennes, ce montant disponible est de 250 milliards d’euros. Les Français ne veulent pas donner de montant maximum, pour ne pas donner rendez-vous à la spéculation.

Les Français espèrent avoir le soutien du FMI, qui logerait des fonds dans un trust. L’idée est de faire appel aux Russes, aux Chinois et aux Brésiliens. Klaus Regling, le patron du FESF, doit se rendre à Pékin vendredi tandis que Nicolas Sarkozy compte s’entretenir demain jeudi avec le président chinois Hu Jintao.