Le PLD réagit sur Le Cercle à la loi dite « Travail » dans un style tout gentil : elle serait un « pas dans la bonne direction » ; les mesures seraient « insuffisantes », mais elles promettraient de « dégripper un peu la machine rouillée » ; et le « gouvernement devrait aller plus loin ». Voilà toute la colère du PLD.

Il est bien qu’en politique la critique soit objective et que les faits ne soient pas déformés, et à ce titre le PLD est bien plus raisonnable que les tous les socialistes attardés qui s’opposent à tout changement dans ce domaine. En effet, ce texte est un « pas » dans une direction positive. Fichtre.

Pour autant, il m’avait semblé comprendre que les libéraux n’étaient pas dans la « majorité » dite socialiste et avaient vocation à pousser les idées de la liberté sur la scène politique : eh bien, qu’ils le fassent, l’occasion est à cet égard inespérée. Imaginez : les socialistes virent vaguement libéral !

C’est un tel aveu d’impuissance qu’on ne peut pas ne pas l’amplifier au profit de la cause libérale !

Mais une fois de plus, il faut rester sage, raisonnable, bien comme il faut, il ne faut pas choquer. Vous comprenez, déjà que d’ordinaire on n’ose pas dire aux gauchistes combien ils sont – comment dit-il Macron déjà ? ah oui : injuste et inefficaces – on ne va pas leur dire non plus dans une telle occasion !

Je suis toujours étonné et désolé que les libéraux ne soient pas fiers de leurs propres idées, au point de ne pas les porter avec la même énergie qu’un trompeur de Mélanchon porte le communisme. Il n’a pas peur, lui, de choquer en soutenant des bêtises plus grosses que ses indemnités, et il est probablement plus connu et même respecté que le premier de nos libéraux d’opérette. Incroyable.

 A quand un peu d’audace, les libéraux ? Valls offre une opportunité rare, pourquoi la gâcher ainsi ?