Sophie Sainrapt est peintre et voue depuis toujours une grande admiration à Picasso. Inspirée par « Les Quatre petites filles », pièce de théâtre sans queue ni tête qu’il écrit en 1949, elle réalise en 2016 une série de 23 gravures.

Pascal Aubier, compagnon de Sophie à la ville comme aux champs, est cinéaste et auteur. Inspiré par les gravures, il rédige à la main dans un cahier à spirales un récit « à sa façon », dans son langage très imagé.

Les grincheux trouveront sans doute à redire aux libertés qu’il prend avec l’orthographe et la grammaire. Mais c’est que ces deux-là font fi de toute forme d’ordre moral et d’orthodoxie syntaxique. Ils préfèrent laisser libre cours aux forces du rêve et du désir ainsi qu’à la licence poétique.

Jacques Lombard, anthropologue et ami de longue date, ne s’y trompe pas et la préface qu’il rédige en est la preuve.

L’éditeur de gravures d’art Pasnic est complice du travail de Sophie depuis bientôt 20 ans. Il réunit les gravures et le récit dans un livre d’artiste qui parait en janvier 2017.

L’œil de la femme à barbe Editions se charge de la version grand public, inaugurant ainsi sa collection « L’œuvre contée ».

Le résultat ? Une mise en abyme pour le moins surréaliste dont tous espèrent que les lecteurs se délecteront.