L’hypertrophie bénigne, ou adénome, de la prostate  est une tumeur bénigne qui associe une prolifération de cellules prostatiques et une augmentation progressive du volume de la prostate, entraînant une obstruction du jet urinaire.

Ce n’est pas une maladie, mais la conséquence du vieillissement. Elle est extrêmement fréquente chez l’homme vieillissant et touche 50 à 75% des hommes de plus de 50 ans.

Avec l’âge, la prostate se modifie en grossissant et devenant moins souple. Par sa position,elle peut entraîner un inconfort et une gêne au moment d’uriner

En France, près de 2 millions d’hommes ont des troubles urinaires et la moitié d’entre eux est traitée médicalement pour son adénome. En moyenne, un homme sur 10 bénéficiera d’un traitement chirurgical de son adénome. Mais la chirurgie ne se justifie qu’en cas extrême: il existe des options thérapeutiques   capables d’améliorer les symptômes :

·         Les extraits de plantes ou phytothérapie utilisés depuis très longtemps qui ont surtout un effet décongestionnant, sachant que la congestion pelvienne est un facteur fréquent de survenue des symptômes, notamment la nuit du fait de la position allongée.

·         Les alpha-bloquants utilisés depuis la fin des années 80, qui agissent essentiellement sur le col de la vessie en le relaxant ce qui va diminuer les signes irritatifs et améliorer le débit urinaire. Leur action est rapide mais purement symptomatique. L’efficacité est rapide mais assujettie à la prise du médicament (récidive rapide des symptômes si oubli du médicament).

·         Les inhibiteurs de la 5 alpha réductase qui agissent sur le volume prostatique, en le diminuant. Il s’agit ici plus d’un traitement de fond qui tient compte de la physiologie de constitution de l’adénome. L’efficacité est donc plus longue à être obtenue.


Ces trois types de médicaments ont des efficacités comparables mais variables selon les individus. D’ailleurs, on les utilise parfois en association.

La phytothérapie est aujourd’hui reconnue pour son efficacité: certaines plantes ont une activité démontrée sur l’hypertrophie bénigne de la prostate.
C’est le cas du palmier de Floride qui aide à améliorer les signes prostatiques. Il est bien toléré et n’interfère pas avec les fonctions sexuelles.
 Le prunier d’Afrique: cette plante entre dans la composition d’un médicament mais aussi dans la composition de compléments alimentaires
Mais encore l’huile de pépin de courge inhibe la fixation de la dihydrotestostérone sur des cultures cellulaires de cellules prostatiques. L’huile de pépins de courge permet d’inhiber l’inflammation ou la croissance du tissu prostatique. Un ralentissement de la croissance du tissu prostatique a été mis en évidence dans un essai clinique l’associant à  de l’extrait de racine d’ortie. Ce sont les racines d’orties et non les feuilles (habituellement utilisées) qui sont utiles dans cette indication.
L’ortie permet de freiner l’augmentation du volume de la prostate (action anti-aromatase; enzyme clé du métabolisme des stéroïdes intervenant dans la conversion de la testostérone), d’augmenter le flux urinaire et la force du jet, supprimant ainsi la désagréable sensation d’absence de vidange de la vessie.
 
Par ailleurs l’huile essentielle de clou de girofle, produite par la distillation du bouton floral stoppé avant floraison, en plein épanouissement, gonflé des forces de vie et de reproduction, est sûrement l’une des plus porteuses sur ce registre de lutte contre le temps, avec de belles propriétés antioxydantes. Une goutte de cette essence dans toute synergie aromatique est un catalyseur du potentiel thérapeutique . En contact avec les tissus humains, elle les tonifie et les détend en même temps pour une juste tonicité, elle purifie les flores bactériennes vitales, les débarrasse des organismes pathogènes puis anesthésie et réchauffe simultanément. Elle restaure aussi l’intégrité des tissus vieillissants et les préserve des méfaits du temps. Sa dermo-causticité pose cependant certaines précautions d’emploi.