Les marchés sont en proie à l’incertitude en ce début de semaine. Les investisseurs se montrent hésitants dans la prise d’initiative. La fin de séance sur le CAC 40 en est la preuve. L’indice parisien lâchait 0,8% à trente minutes de la clôture avant de rattraper une grosse partie de ses pertes. Le risque politique en France a pris une nouvelle tournure depuis ce weekend et l’émergence de c dans les sondages.

Le candidat d’extrême gauche est, en effet, le quatrième homme de cette présidentielle et un scénario Le Pen – Mélenchon au second tour, même s’il ne s’agit pas du scénario le plus crédible, alimente une certaine nervosité sur les marchés. Cette nervosité se ressent essentiellement sur les taux où le 10 ans français se tend depuis le début de la semaine atteignant presque les 1% contre 0,2% pour l’Allemagne.

Le premier tour approchant à grands pas, la tension devrait rester palpable. En parallèle, la géopolitique pèse également sur le moral des investisseurs. Les frappes américaines en Syrie la semaine dernière ont nettement refroidi les relations entre les Etats-Unis et la Russie. La réunion du G7 n’ayant pas abouti, les tensions restent donc palpables. De plus, les provocations de la Corée du Nord qui se dit prête à la guerre, ne rassurent pas vraiment alors que les Etats-Unis ont envoyé plusieurs navires de guerre au large du pays. Par conséquent, ces tensions, à la fois politiques et géopolitiques, maintiennent les marchés dans un climat de craintes et d’incertitudes profitant aux valeurs refuge comme l’or, le yen ou encore la dette américaine