Le coq est un mot dérive du latin Gallus , qui a donné bien sur les gallinacées mais aussi les gaulois indiquant ces peuples celtes

  • dans la Bible, il est considéré comme le plus intelligent des animaux (Job 38,36) ;
  • le coq symbolise le retour de la lumière du jour après les ténèbres de la nuit, comme le Christ l’a fait sur le plan spirituel, car il a fait passer le monde des ténèbres à la lumière par son enseignement, par toute sa vie, par sa mort et sa résurrection ; le coq est une représentation du Christ qui annonce le jour nouveau de la foi ; le chant du coq réveille les gens à l’aube pour les appeler à la vie chrétienne qui fait passer tout être humain du mal au bien, comme le prédicateur chrétien doit réveiller ceux qui sont endormis spirituellement, tel le curé veillant sur sa paroisse et dont le principal devoir est le sermon public ; annonçant le jour, le coq incarne donc la vigilance et l’activité, par opposition au sommeil et à la paresse ; les premiers chrétiens se réunissaient pour une prière matinale au chant du coq, jusqu’à l’apparition des cloches, vers le ve siècle, peu avant l’époque à laquelle apparaîtrait également le coq sur les clochers ;
  • le coq est aussi un symbole eschatologique car, de même qu’il annonce le jour nouveau, le chrétien attend le jour où le Seigneur reviendra.

Ce sont sans doute plusieurs aspects de cette symbolique qui sont à l’origine d’une représentation de ce volatile au faîte de très nombreux clochers d’églises catholiques, partout en Europe occidentale et pas seulement en France. On appelle ces coqs de clocher « cochets ». Attestées depuis le vie siècle par saint Eucher , son rôle est de désigner les églises qui sont orientées, c’est-à-dire tournées vers l’orient, le soleil levant, l’est et donc Jérusalem. Le plus ancien coq de clocher se trouve à Brescia en Italie, et date de 820. Le coq à la queue étalée devient la girouette la plus répandue des clochers à partir du ixe siècle. De plus, le coq-girouette du clocher, toujours face au vent, symboliserait ainsi le Christ rédempteur qui protège le chrétien des péchés et des dangers.

À tous les symboles évoqués, il faut ajouter l’épisode, relaté dans les quatre Évangiles, du reniement de saint Pierre qui raconte comment l’apôtre Pierre a renié à trois reprises le Christ en niant le connaitre (car il craignait pour sa propre vie) avant que le chant du coq ne retentisse, comme le lui avait prédit Jésus lui-même quelques heures auparavant. De ce récit biblique a découlé une légende qui raconte que l’apôtre aurait empalé tous les gallinacés imprudents lorsqu’ils venaient l’importuner et lui rappeler sa lâcheté. Puis, repentant, Saint Pierre se serait avisé de les exposer en belle place et cette coutume se serait transmise de les installer sur le sommet des clochers

De très nombreux saints catholiques ont comme attribut un coq, à commencer bien sûr par saint Pierre lui-même, mais aussi saint Guysainte Odilesaint Jacques le Majeursaint Corneille, pape et martyr en 253, guérisseur, saint Gallsaint Tropezsaint Landry de Soignies, saint Charlemagne (canonisé en 1165 à l’initiative de Frédéric Barberousse par l’anti-pape Pascal III, mais sorti des listes des saints catholiques par l’église, il bénéficie d’une tolérance de culte local), saint Dominique de la Calzada