L’objectif des travaux menés par le groupe de travail « Consommation durable, luxe, utopie ou évidence », présidé par Elizabeth Pastore Reiss (fondatrice et présidente d’Ethicity), sous l’égide d’Ecolo-Ethik et en partenariat avec l’ESCP Europe, est de donner quelques clés pour lever les freins au développement de la consommation durable. Le groupe, composé de 8 experts a réfléchi autour de trois axes principaux :
– L’alimentation durable est-elle compatible avec les sociétés contemporaines ?
– Créer les conditions pour faire émerger l’éco-consommateur
– De nouveaux modes de vie naissent de la crise
Seront présents le 2 avril pour débattre avec les public, le PDG de Biocoop Claude Gruffat ainsi que les experts d’Ecolo-Ethik qui présenteront leurs 9 recommandations :
– Gildas BONNEL, président de Sidièse et de la commission DD de l’Association des agences conseil en communication (AACC)
– Sophie DUBUISSON QUELLIER, sociologue, directrice de recherche au CNRS
– Catherine ESNOUF, directeur scientifique adjoint Alimentation à l’INRA
– Jacques FRADIN, directeur et fondateur de l’Institut de Médecine Environnementale (IME), chercheur en neurosciences cognitives et comportementales
– Céline LASNEY, spécialiste des questions d’alimentation (veille et prospective) de la société AlimAvenir
– Anne-Sophie NOVEL, journaliste bloggeuse (Alternatives, MêmepasMal, lecolab, locavorespir,etc.), fondatrice d’Ecoloinfo
– Jean-Louis RASTOIN, ingénieur agronome, professeur émérite à Montpellier SupAgro, directeur de la Chaire Unesco et du réseau Unitwin en Alimentation du monde
– Marc TIREL, chercheur en dynamiques collaboratives et intelligence collective à l’Institut de Recherche en Intelligence Collective (CIRI), associé & facilitateur d’In Principo Paris

La consommation concentre aujourd’hui l’essentiel des enjeux écologiques : 52 % des émissions de gaz à effet de serre sont issus des produits que nous achetons alors que 20 kg de nourriture par habitant et par an est gaspillé chaque année en France et que certaines de nos pratiques de consommation menacent la biodiversité. Et pourtant, les réponses existent : consommation de produits de saison et de proximité, lutte contre le gaspillage, agriculture biologique, troc, économie circulaire, économie du partage, etc. Or, ces pratiques sont encore loin d’être majoritaires.
Le défi écologique de la consommation est en réalité moins technique que sociétal. La consommation n’est plus aujourd’hui la simple satisfaction d’un besoin. Elle est un analyseur, voire un catalyseur, des mutations actuelles. La société de consommation étant de plus en plus contestée, se pose la question d’une possible évolution de nos modes de vie, portée par de nouvelles valeurs et de nouvelles problématiques.