Les partis néerlandais favorables aux politiques de rigueur dans la zone euro sont arrivés mercredi largement en tête des élections législatives aux Pays-Bas, le Parti libéral (VVD) du Premier ministre sortant Mark Rutte étant crédité d’un siège d’avance sur le Parti travailliste (PvdA).

Selon plusieurs sondages réalisés à la sortie des urnes, les libéraux obtiennent 41 des 150 sièges de la chambre des députés contre 40 pour l’opposition travailliste emmenée par Diederick Samsom. Chacune de ces deux formations progresse de dix sièges par rapport à l’assemblée sortante.

Pour l’institut Maurice de Hond, les scores sont trop serrés pour les départager. Les résultats définitifs sont attendus dans la matinée.

Le Parti socialiste, opposé à l’austérité et aux conditions des plans de sauvetage européens des pays en difficulté, n’enregistre aucune progression, bien qu’il ait dominé le début de la campagne. Le Parti de la liberté (PVV) de Geert Wilders, hostile à l’immigration et qui milite pour une sortie de l’Union européenne, pourrait quant à lui perdre le tiers de ses sièges.

Si ces résultats se confirment, Mark Rutte devrait être reconduit à la tête du gouvernement. Des tractations vont désormais commencer pour tenter de former une coalition.

Dans la soirée, Diederick Samsom s’est dit prêt à siéger au gouvernement et a lancé un appel à l’union nationale.

« Beaucoup doutaient qu’en si peu de temps, les Pays-Bas repasseraient du populisme à l’honnêteté en reconnaissant que les moments difficiles imposent des choix difficiles.

« Nous devons aux électeurs de travailler ensemble. Ce pays n’a pas besoin de polarisation mais de cohésion pour les cinq années qui viennent. Pas de divisions, mais de l’unité », a-t-il déclaré à ses partisans.

Même sans alliance formelle, la majorité dont disposent libéraux et travaillistes signifient que les Pays-Bas devraient rester l’un des plus fermes défenseurs des politiques de rigueur dans la zone euro