2018 aura été une bonne année, tant sur le plan intérieur que sur le plan international.

Au plan international, c’est évidemment l’élimination physique du dictateur nord-coréen, Kim Jung Un, par une équipe de la CIA sur décision de Donald Trump, le 15 avril, qui est le fait le plus marquant de l’année. Il s’en est suivi, deux mois plus tard, la tenue d’un référendum de réunification des deux Corée. 65 % des Coréens du Nord et 85 % des Coréens du Sud approuvant cette réunification. Il n’y a plus désormais qu’une seule Corée, indépendante et démocratique.

Au plan international encore, c’est la destitution, en juin, du Président américain qui est à retenir. Son successeur, Hillary Clinton, réalisant enfin son ambition politique, s’est déclarée immédiatement résolue à conduire son pays vers plus de démocratie et de justice, et le monde vers plus de paix. Revenant sur la décision de son prédécesseur, la nouvelle présidente s’est aussitôt engagée à respecter pleinement les accords de Paris sur le climat (COP 21). Nommé secrétaire d’Etat, son époux, Bill, étant chargé de suivre plus particulièrement ce dossier.

 

Au plan international toujours, il faut noter l’important crédit dégagé par l’ONU : 50 milliards de dollars pour lutter contre la famine et les épidémies sévissant en Afrique sub-saharienne, ainsi que la réélection en Russie de Vladimir Poutine à la tête de l’Etat – Poutine qui se dirige peu à peu vers une « présidence à vie ».

Au plan français à présent, c’est la pleine réussite du président Macron qui est l’événement majeur. Bien servi, il est vrai, par une conjoncture internationale favorable, le président a terminé l’année avec un taux de croissance de 2,3 %, dépassant les prévisions économiques les plus optimistes. La situation de l’emploi s’est également améliorée fortement : il n’y a plus que 3 200 000 chômeurs en France. L’emploi des seniors a progressé de 5 % et celui des jeunes de 10 %. Sur le plan de la sécurité intérieure, il n’y a pas eu un seul attentat terroriste sur notre territoire en 2018. Du coup le plan Vigipirate a été allégé et la loi anti-terroriste, si attentatoire aux libertés individuelles, a été abrogée. Rayon gouvernement, Nicolas Hulot, qui en avait assez d’avaler des couleuvres, a démissionné de son poste et s’en est retourné diriger sa Fondation. Rayon gouvernement toujours, le Premier ministre Edouard Philippe a été confirmé dans ses fonctions et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, démise des siennes en

raison de sa mise en examen pour escroquerie et abus de confiance. Au chapitre sportif, la France a remporté, en juin, en Russie sa 2ème Coupe du Monde de football, vingt ans après celle de 1998. Du coup, les équipes françaises de Ligue 1 ont enregistré les arrivées de Cristiano Ronaldo au PSG, désormais entraîné par Pep Guardiola, et de Lionel Messi à Monaco.

Au plan « sociétal », le Parlement a adopté, en septembre, la GPA (gestation pour autrui), et la légalisation de la consommation du cannabis. Enfin, n’oublions pas l’importante loi sur la protection animale, contenant des mesures significatives comme la suppression de la chasse à courre, la suppression des corridas et du gavage des oies, l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques.

L’année 2018 aura cependant été endeuillée par plusieurs disparitions : en France, en mai, celle de l’ancien président Jacques Chirac ; en Grande-Bretagne, en octobre, celle de la reine Elizabeth II, suivie quelques jours plus tard du décès de son époux, le prince Philipp.

Notons enfin plusieurs hospitalisations au cours de l’année. D’abord celle de Jean-Luc Mélenchon à l’hôpital américain de Neuilly, pour troubles bipolaires. N’ayant jamais digéré sa défaite à l’élection présidentielle, le leader de la France insoumise souffrait depuis mai d’une alternance de phases d’exaltation et de phases dépressives. Ensuite, Marine Le Pen a dû subir, quant à elle, une brève hospitalisation pour cause de colères répétitives contre sa nièce Marion Maréchal Le Pen, suspectée de vouloir lui prendre sa place, contre Florian Philippot son ex-bras droit et contre les médias en général.

2018, finalement, aura été une année exceptionnelle.

Michel FIZE, sociologue