MARIELLE DE SARDMODEM

Chers amis,

La prochaine campagne pour les élections du Parlement européen, seule instance authentiquement démocratique de l’Union, est une opportunité dont nous devons nous saisir, pour proposer aux peuples européens une refondation de l’Europe.

Dans un monde qui change, et qui voit l’émergence de nouvelles puissances, il y a une évidence : l’Europe, si elle veut défendre son modèle, ses valeurs, ses intérêts, doit s’unir, mutualiser ses moyens, partager ses décisions,  et porter une vision commune sur les grands enjeux  du monde.

C’est la condition pour retrouver une réelle capacité à agir.

L’approfondissement du projet européen est une nécessité économique et sociale, mais aussi politique et institutionnelle.  Seule une Europe unie pourra peser demain dans un monde globalisé. C’est, à nos yeux, la condition pour éviter l’expérience de l’effacement et du déclin.

Pour nous, le choix européen est donc bien un choix de souveraineté.

Cette souveraineté retrouvée doit se construire autour d’une politique économique, sociale, budgétaire et fiscale commune de la zone euro, avec une harmonisation de notre fiscalité et une convergence sociale pour mettre fin à tous les dumpings pratiqués au sein même de l’UE, un budget dédié à l’investissement pour favoriser la croissance et l’emploi, la mobilisation de l’épargne européenne sur des projets de grandes infrastructures, une politique commerciale offensive, et une meilleure défense de nos intérêts commerciaux, la mise en œuvre d’une politique industrielle commune, le soutien à nos entreprises avec un Small Business Act, la création de nouveaux géants industriels européens  dans le domaine de l’économie verte.

L’actualité – je pense à la République Centrafricaine, ou au Mali,  – montre également combien l’Europe a besoin non seulement de parler d’une seule voix, mais de se doter enfin des moyens d’agir. L’UE ne pourra assurer sa propre sécurité,  assumer ses responsabilités  à l’extérieur de ses frontières, sans mettre en œuvre une politique de défense et de sécurité commune, une coordination de son industrie d’armement, et une mutualisation de ses moyens militaires. L’actualité ce sont aussi les drames liés à l’immigration – je pense à Lampedusa-. L’Europe a besoin de se doter d’une politique d’immigration commune, d’harmoniser ses règles, de renforcer son dispositif de Schengen.

Enfin, l’Europe a besoin de renouer avec la démocratie. C’est à une refondation démocratique que nous appelons. Nous avons besoin de transparence et de lisibilité dans la prise de décision européenne. Cela concerne toutes les institutions européennes. Le Parlement européen devra disposer d’un droit d’initiative, et s’assumer, plus encore qu’il ne le fait, comme véritablement co-décisionnaire. Le Conseil, formé des Chefs d’Etats et de gouvernement, devra délibérer publiquement, et la Commission devra être en phase avec les orientations politiques choisies par les peuples européens. Cette refondation démocratique est indispensable pour réconcilier les citoyens européens avec l’idée européenne concitoyens avec leurs institutions.

Ce projet de refondation de l’Europe, nous avons commencé d’en définir les grandes orientations lors de notre Congrès samedi dernier à Paris. Vous trouverez la contribution que j’ai élaborée pour ma part ici. Je vous invite dans les semaines à venir à l’enrichir et à l’approfondir. N’hésitez pas à m’adresser vos réflexions à europe@lesdemocrates.fr. Je vous en remercie par avance.

D’ores et déjà, je vous invite à retenir la date du dimanche 9 février, où nous lancerons, dans le cadre de l’Alternative, la campagne des européennes. Je sais pouvoir compter sur votre présence et votre enthousiasme.

Je vous souhaite pour conclure une très belle et heureuse année à vous toutes et tous ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers.

Marielle de Sarnez