Faire un don au site

Vos dons sont essentiels, ce sont eux qui assurent le développement du site et garantissent son indépendance.













Nombre de visiteurs en ligne

Côte d’Ivoire : des soldats mutins retiennent le ministre de la Défense malgré l’annonce d’un accord

 

« Je confirme mon accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l’amélioration des conditions de vie et de travail des soldats », a annoncé Alassane Ouattara dans une brève déclaration retransmise à la télévision.

Le président ivoirien a cependant regretté la méthode employée par les soldats pour faire valoir leurs revendications. « Elle ternit l’image de notre pays après tous nos efforts de développement économique et de repositionnement diplomatique », a-t-il affirmé. Alassane Ouattara a par ailleurs appelé les soldats à regagner leurs casernes.

Cette annonce a été faite après le compte-rendu du ministre chargé de la Défense, qui s’était rendu à Bouaké en milieu d’après-midi pour tenter de désamorcer la révolte. C’est là que la contestation a éclaté dans la nuit du 5 au 6 janvier, avant de s’étendre à d’autres villes du pays.

Cette rébellion était favorable au président Ouattara, alors que le sud du pays était tenu par les forces loyales à l’ex-président Laurent Gbagbo.
Fin 2010, M. Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite à la présidentielle et le pays avait plongé dans cinq mois de violences qui ont fait 3.000 morts.
Selon une source militaire, « la plupart des garnisons du pays où il y a des ex-rebelles se sont soulevées, en tirant en l’air, en pillant dans certains endroits ».
« Tant que les unités loyalistes mieux dotées comme la gendarmerie ou les forces spéciales restent fidèles et continuent d’assurer la sécurité il n’y a pas de risque sécuritaire. Mais il ne faut pas que ces unités mieux dotées basculent elles aussi », relève cette source.
M. Ouattara, qui s’était rendu samedi au Ghana pour l’investiture du nouveau chef de l’Etat, a regagné Abidjan dans l’après-midi. Un conseil des ministres extraordinaire sur cette crise s’est tenu en fin de journée.
En novembre 2014 déjà, une vague de protestation de soldats était partie de Bouaké pour s’étendre à Abidjan et d’autres villes

 

Lire la suite de l’article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *