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La loi Leonetti sur la fin de vie reste mal appliquée, et les Français en souffrent

 

Au Moyen Âge, l’Occident chrétien se préoccupe de la façon de mourir, mais dans la perspective du salut de l’âme. C’est ainsi que paraissent des traités du « bien mourir », comme le célèbre Ars moriendi, qui proposent de se préparer spirituellement au passage vers l’au-delà. La crainte est donc non pas d’entrer en agonie, mais de ne pas avoir la possibilité de vivre cette étape. C’est ainsi que la litanie des saints porte cette injonction : « De la mort subite et imprévue, délivrez-nous, Seigneur ».

Le concept d’euthanasie est décrit par Thomas More, dans son Utopie (Utopia, 1516), où il parle de volontary death, lorsque, « [à des] maux incurables se joignent d’atroces souffrances que rien ne peut suspendre ou adoucir. » Comme pour de nombreux autres thèmes de l’ouvrage, il ne semble pas pour autant que More défende cette pratique.

« L’office du médecin n’est pas seulement de rétablir la santé, mais aussi d’adoucir les douleurs et souffrances attachées aux maladies ; et cela non pas seulement en tant que cet adoucissement de la douleur, considérée comme un symptôme périlleux, contribue et conduit à la convalescence, mais encore afin de procurer au malade, lorsqu’il n’y a plus d’espérance, une mort douce et paisible ; car ce n’est pas la moindre partie du bonheur que cette euthanasie […]. Mais de notre temps les médecins […], s’ils étaient jaloux de ne point manquer à leur devoir, ni par conséquent à l’humanité, et même d’apprendre leur art plus à fond, ils n’épargneraient aucun soin pour aider les agonisants à sortir de ce monde avec plus de douceur et de facilité »

La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti, est une loi française adoptée le 12 avril 2005, promulguée le 22 avril 2005 et publiée au Journal officiel le 23 avril 2005. Cette loi est promulguée à la suite de la loi du 4 mars 2002 sur le droit des malades.

En 15 articles, cette loi modifie plusieurs dispositions du Code de la santé publique et du Code de l’action sociale et des familles.

Il faut impérativement faire la distinction entre l’utilisation de traitements à visée sédative pour soulager un malade en fin de vie, et l’utilisation de sédatifs pour faire perdre conscience à un malade, jusqu’à la survenue de sa mort, à sa demande et alors qu’il n’existe pas d’indications médicales

La directive anticipée : est un document écrit, daté et signé par lequel une personne rédige ses volontés quant aux soins médicaux qu’elle veut ou ne veut pas recevoir dans le cas où elle serait devenue inconsciente ou elle se trouverait dans l’incapacité d’exprimer sa volonté.
Toutefois lorsque l’auteur de ces directives, bien qu’en état d’exprimer sa volonté, est dans l’impossibilité d’écrire et de signer lui-même le document, il peut demander à deux témoins, dont la personne de confiance, d’attester que le document qu’il n’a pu rédiger lui-même est l’expression de sa volonté libre et éclairée. Ces témoins indiquent leur nom et qualité et leur attestation est jointe aux directives anticipées.
La personne de confiance: 
  • accompagner à sa demande le patient dans des démarches de santé, y compris les consultations médicales, dans le but de l’aider à mieux comprendre ce qui s’est passé lors de ces démarches ;
  • transmettre les volontés du patient qui serait devenu hors d’état de s’exprimer (en raison de coma ou de démence par exemple) à l’équipe médicale par le biais des directives anticipées
L’euthanasie ne se définit pas par son moyen, puisqu’il peut y avoir euthanasie par une action directe telle qu’une injection létale ou simplement par omission de certains gestes relevant des soins fondamentaux, comme l’alimentation artificielle. Ce qui caractérise l’euthanasie est l’intentionnalité : provoquer le décès d’un individu, avec des circonstances précises : maladie sans espoir de guérison et souffrances intolérables.
L’euthanasie doit aussi être distinguée des « soins palliatifs », dont le but premier n’est jamais de provoquer le décès des patients, même si, pour soulager la douleur, il arrive aux soignants d’user de doses d’analgésiques ou d’antalgiques risquant de rapprocher le moment du décès.
 Les soins palliatifs ont pour mission d’améliorer la qualité de vie des patients atteints d’une maladie évolutive grave ou mettant en jeu le pronostic vital ou en phase avancée et terminale.

Il est important de comprendre que les soins palliatifs ne sont pas le synonyme de « soins de fin de vie » comme cela est trop souvent compris, bien que les soins terminaux soient des soins palliatifs. Ainsi, les patients bénéficiant de ces soins sont aussi ceux qui ont l’espérance de vivre encore plusieurs mois ou quelques années avec une qualité de vie acceptable malgré la présence d’une maladie inéluctablement évolutive.

On dit souvent des soins palliatifs qu’ils sont « tout ce qu’il reste à faire, quand il n’y a plus rien à faire ». Autrement dit, pour un malade recevant des soins palliatifs, l’objectif n’est plus la guérison de sa maladie causale mais la lutte contre tous les symptômes inconfortables qui découlent de cette maladie, dont la douleur, la fatigue et l’anorexie

Le rapport Sicard n’envisage pas de bouleverser la loi Leonetti par l’introduction de nouvelles dispositions législatives en urgence. Il pointe le fait que cette loi est peu, mal ou pas appliquée et préconise avant tout « un effort massif de formation ». Il critique notamment très fortement l’attitude des professionnels de santé, qui est souvent celle d’une « médecine sans âme », encore marquée par une culture du tout-curatif et la « surdité face à la détresse psychique et aux souhaits des patients ».
Le rapport dénonce l’accès insuffisant aux soins palliatifs, notamment au travers de témoignages. Il regrette la séparation de fait entre les soins palliatifs et les autres spécialités médicales. Il préconise de revoir l’ensemble de la formation médicale dans le but de promouvoir « l’intégration d’une compétence en soins palliatifs dans toute pratique clinique »

Une Réponse à La loi Leonetti sur la fin de vie reste mal appliquée, et les Français en souffrent

  1. water water Répondre

    27 mars 2017 a 22 h 17 min

    Il n’y a pas d’intermédiaire entre l’homme et allah, dieu d’Abram.
    Dieu merci, le coran n’est pas natif grec, encore moins le nouveau testament d’ailleurs, sauf que l’armée romaine l’avait pollué.

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